Clara Jasmine : bijoux créateur à découvrir au Marais

Dans ce papier

  • Clara Jasmine propose des pièces de joaillerie créateur travaillées à la main, avec des prix qui démarrent autour de 80 euros pour un bijou en vermeil et grimpent jusqu’à 1 500 euros pour les pièces serties de pierres fines
  • L’atelier-boutique est installé dans le Haut Marais, quartier qui concentre aujourd’hui plus de 40 créateurs joailliers indépendants entre la rue de Turenne et la rue Charlot
  • Chaque collection est produite en séries limitées de 20 à 50 exemplaires, ce qui garantit une certaine exclusivité sans atteindre les prix de la haute joaillerie
  • La marque utilise principalement de l’or recyclé 18 carats, du vermeil et de l’argent 925, sertis de pierres naturelles (labradorite, tourmaline, grenat rhodolite)
  • Le Marais reste le premier quartier parisien pour la joaillerie créateur, devant Saint-Germain-des-Prés et le Palais-Royal
  • Clara Jasmine fait partie de ces maisons françaises qui renouvellent la tradition bijoutière parisienne, aux côtés de L’Atelier d’Amaya, L’Impératrice Bijoux et Monsieur Paris

J’ai poussé la porte de l’atelier Clara Jasmine un mardi d’automne, dans cette portion de la rue Charlot où les vitrines de créateurs ont remplacé les anciennes merceries. À l’intérieur, une table d’orfèvre, des loupes binoculaires, un établi couvert de cire à modeler et de limes d’horloger. Pas de musique d’ambiance, pas de spot LED agressif : juste la lumière naturelle qui tombe d’une verrière d’atelier et fait jouer les reflets sur une rangée de bagues en or jaune 18 carats. Clara Jasmine incarne ce que la joaillerie créateur parisienne fait de mieux : un travail artisanal rigoureux, des matières nobles, des prix qui restent accessibles par rapport à la place Vendôme, et une identité visuelle forte qui ne doit rien aux tendances éphémères.

Clara Jasmine : portrait d’une maison de joaillerie créateur

Clara Jasmine est née de la volonté de proposer une joaillerie d’auteur, pensée et fabriquée à Paris, qui s’affranchisse du modèle industriel des grandes chaînes. La fondatrice, formée aux techniques de la joaillerie traditionnelle, a fait ses armes dans plusieurs ateliers du quartier avant de lancer sa propre griffe. Son credo : des pièces sculpturales, souvent inspirées par la nature et l’architecture Art déco du Marais, réalisées dans des alliages nobles.

La production reste volontairement confidentielle. Chaque modèle est tiré à 20 à 50 exemplaires, numérotés et accompagnés d’un certificat d’authenticité mentionnant le titrage du métal, la nature des pierres et le nom de l’artisan sertisseur. Ce positionnement semi-exclusif permet de maintenir des prix entre 80 et 1 500 euros, là où une pièce comparable en joaillerie de maison place Vendôme dépasserait facilement les 3 000 euros.

Parmi les signatures récurrentes de la maison, on retrouve des bagues à corps sculptural, souvent torsadées, rappelant les volutes des ferronneries d’art du Marais. Les colliers jouent sur des chaînes à maillons irréguliers, forgés un par un. Les boucles d’oreilles, asymétriques, combinent vermeil (argent 925 recouvert d’or fin) et pierres de couleur : labradorite aux reflets bleu-vert, tourmaline rose, grenat rhodolite d’un bordeaux profond.

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Boucles d’oreilles asymétriques en vermeil et tourmaline rose, signature du vocabulaire sculptural de la maison

Le Marais, quartier des bijoux et des créateurs à Paris

Si l’on demande quel est le quartier des bijoux à Paris, la réponse institutionnelle pointe vers la place Vendôme et la rue de la Paix pour la haute joaillerie. Mais pour la joaillerie créateur, c’est le Haut Marais qui a pris le relais depuis une quinzaine d’années. Entre la rue Charlot, la rue de Turenne, la rue Vieille-du-Temple et la rue des Francs-Bourgeois, on compte aujourd’hui plus de 40 ateliers-boutiques de bijoutiers indépendants, selon le recensement de la Ville de Paris dédié aux métiers d’art.

Ce phénomène s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs. Le Marais offrait, au début des années 2010, des loyers commerciaux encore inférieurs de 30 à 40 % à ceux de Saint-Germain-des-Prés. Le quartier disposait d’un tissu artisanal préexistant : doreurs, ciseleurs, émailleurs installés depuis le XVIIIe siècle. Et la clientèle, mix de Parisiens du IIIe et IVe arrondissements et de touristes culturels, correspondait exactement au positionnement de ces jeunes maisons : des acheteurs qui cherchent l’originalité et le savoir-faire plutôt que le logo.

La rue Charlot, où Clara Jasmine a installé son atelier, est devenue l’épicentre de cette scène. On y trouve aussi bien des joailliers contemporains que des céramistes, des artisans maroquiniers et des galeries d’art. C’est un écosystème créatif cohérent, qui attire une clientèle avertie. Le dimanche, les visiteurs remontent la rue depuis la place de la République, s’arrêtent aux Enfants Rouges pour le brunch, puis descendent vers les vitrines des créateurs.

Collections et savoir-faire : de l’esquisse au bijou fini

Le processus de création chez Clara Jasmine suit les étapes classiques de la joaillerie d’art, mais avec quelques particularités qui méritent qu’on s’y attarde. Tout commence par un dessin au crayon gras sur papier calque, une technique que la fondatrice préfère au dessin numérique parce qu’elle permet de sentir les volumes. Vient ensuite la sculpture en cire perdue, méthode ancestrale utilisée depuis l’Antiquité égyptienne et toujours employée par les meilleurs ateliers parisiens.

La cire est sculptée à la main, puis envoyée à un fondeur spécialisé qui réalise le moule en plâtre réfractaire. Le métal en fusion, or 18 carats (750 millièmes) ou argent 925 millièmes, est coulé dans le moule. Après refroidissement, la pièce brute est limée, polie, parfois sablée pour obtenir un fini mat. Le sertissage des pierres est confié à un sertisseur indépendant, installé dans le même quartier, qui travaille sous loupe binoculaire.

Ce qui distingue Clara Jasmine de nombreuses marques dites « créateur » qui sous-traitent leur fabrication en Asie, c’est cette chaîne de production 100 % parisienne. Du dessin au polissage final, chaque étape se déroule dans un rayon de deux kilomètres autour de l’atelier. Cette proximité permet un contrôle qualité en temps réel et des ajustements constants. Une bague qui ne tombe pas parfaitement sur le doigt repart chez le fondeur le jour même.

Les matières premières sont sourcées avec attention. L’or provient de filières de recyclage certifiées, conformément aux recommandations du Responsible Jewellery Council. Les pierres sont achetées auprès de négociants de la rue Lafayette, quartier historique du négoce de gemmes à Paris, avec des certificats de provenance.

L'établi d'un joaillier créateur du Marais : cire à modeler, limes d'horloger et loupe binoculaire pour le sertissage à la main
L’établi d’un joaillier créateur du Marais : cire à modeler, limes d’horloger et loupe binoculaire pour le sertissage à la main

Prix et gammes : combien coûtent les bijoux Clara Jasmine ?

L’un des atouts de Clara Jasmine est sa lisibilité tarifaire. Pas de politique de prix opaques : les tarifs sont affichés en boutique et sur le site, ce qui reste rare dans la joaillerie créateur où l’on préfère souvent le mystérieux « prix sur demande ».

Catégorie Matière principale Fourchette de prix Tirage par modèle
Bagues vermeil Argent 925 / or fin 80 à 180 € 30 à 50 ex.
Bagues or 18 carats Or jaune ou rose 750‰ 350 à 900 € 20 à 30 ex.
Boucles d’oreilles vermeil Argent 925 / pierres fines 90 à 220 € 30 à 50 ex.
Boucles d’oreilles or Or 18 carats / tourmaline 400 à 850 € 20 à 30 ex.
Colliers et sautoirs Vermeil / chaîne forgée 150 à 380 € 20 à 40 ex.
Pièces serties pierres Or 18 carats / grenat, labradorite 600 à 1 500 € 10 à 20 ex.
Alliances sur mesure Or 18 carats 500 à 1 200 € Pièce unique

Pour situer ces prix, rappelons qu’une bague créateur en or 18 carats chez un joaillier du Marais se négocie en moyenne entre 300 et 1 200 euros, contre 2 000 à 8 000 euros pour un modèle comparable chez les maisons de la place Vendôme. L’écart s’explique par l’absence de coûts liés au réseau de boutiques internationales, au marketing massif et aux marges de distribution.

Clara Jasmine propose également un service de création sur mesure, particulièrement prisé pour les bijoux et accessoires de mariage. Comptez un délai de quatre à huit semaines et un supplément de 20 à 40 % par rapport aux modèles de collection pour une pièce entièrement personnalisée.

Qui sont les grands bijoutiers parisiens ? Panorama créateur et maisons établies

Qui sont les grands bijoutiers parisiens ? La question appelle une réponse à double entrée. D’un côté, les maisons historiques de la place Vendôme : Cartier (fondé en 1847), Van Cleef & Arpels (1906), Boucheron (1858), Chaumet (1780), Mellerio dits Meller (1613, la plus ancienne maison joaillière d’Europe encore en activité). Ces noms incarnent la haute joaillerie française, avec des pièces qui dépassent régulièrement les 50 000 euros.

De l’autre, une génération de créateurs joailliers indépendants qui a émergé depuis les années 2000, souvent formés à l’École de Joaillerie de Paris (rue du Louvre) ou à l’AFEDAP, et qui ont choisi de s’installer dans des quartiers plus accessibles. Dans le Marais, on citera, outre Clara Jasmine : L’Atelier d’Amaya (bijoux fins, or recyclé, à partir de 120 euros), L’Impératrice Bijoux (inspiration néo-antique, vermeil et pierres semi-précieuses), ou encore Monsieur Paris (chevalières contemporaines). Chacune de ces maisons développe un vocabulaire esthétique propre tout en partageant des valeurs communes : fabrication locale, matières traçables, séries limitées.

Entre ces deux pôles, des maisons comme Dinh Van, Poiray ou Fred occupent un segment intermédiaire, avec des prix allant de 500 à 15 000 euros et un réseau de boutiques à Paris et à l’international. Ce sont elles qui ont, les premières, démocratisé la joaillerie d’auteur en France dans les années 1970-1980.

Ce maillage dense fait de Paris la première ville au monde pour la diversité de l’offre joaillière, devant New York, Londres et Hong Kong, selon les données du Comité Colbert, qui regroupe les maisons de luxe françaises.

Bague torsadée en or 18 carats sertie d'un cabochon de labradorite aux reflets bleu-vert, portée au quotidien
Bague torsadée en or 18 carats sertie d’un cabochon de labradorite aux reflets bleu-vert, portée au quotidien

Les marques françaises de bijoux : cartographie d’un écosystème vivant

Quelles sont les marques françaises de bijoux ? L’écosystème est plus riche qu’on ne le croit, et il ne se résume pas aux géants du LVMH ou de Kering. Voici une cartographie par segment, qui permet de situer Clara Jasmine dans le paysage.

Haute joaillerie (pièces à partir de 5 000 euros, souvent bien au-delà) : Cartier, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Chaumet, Messika, Buccellati (franco-italien). Joaillerie maison (800 à 15 000 euros) : Dinh Van, Fred, Poiray, Mauboussin, Repossi. Joaillerie créateur (80 à 2 000 euros) : Clara Jasmine, L’Atelier d’Amaya, Charlotte Chesnais, Aurélie Bidermann, Pascale Monvoisin, Sophie Bille Brahe (franco-danoise), Marie Mas. Bijoux fantaisie haut de gamme (30 à 200 euros) : Satellite, Medecine Douce, Agatha, Les Néréides, Gas Bijoux.

Clara Jasmine se positionne dans le segment joaillerie créateur, celui qui connaît la croissance la plus forte depuis cinq ans. Selon la Fédération française de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, ce segment a progressé de 12 % par an entre 2019 et 2024, porté par une clientèle qui cherche du sens, de la traçabilité et de l’originalité.

Ce qui rend la scène française unique, c’est la persistance d’un réseau de sous-traitants spécialisés : fondeurs, sertisseurs, polisseurs, émailleurs, guillocheurs. Ces artisans, souvent installés dans les mêmes quartiers que les créateurs, permettent à de petites maisons comme Clara Jasmine de produire des pièces d’une qualité comparable aux grandes maisons, sans investir dans un atelier intégré de 500 m².

Comment choisir un bijou créateur à Paris : les critères qui comptent

Acheter un bijou créateur dans le Marais ne s’improvise pas, surtout quand on franchit pour la première fois la porte d’un atelier-boutique. Voici les critères que je conseille à mes lectrices de vérifier systématiquement, qu’elles soient chez Clara Jasmine ou chez un autre créateur.

Le titrage du métal. Exigez de connaître le titre exact : 750 millièmes pour l’or 18 carats, 925 millièmes pour l’argent sterling. Tout bijou vendu en France doit porter un poinçon de garantie apposé par le bureau de garantie des métaux précieux, obligation légale inscrite au Code général des impôts. Un créateur qui ne peut pas vous montrer ce poinçon mérite qu’on lui pose la question.

La provenance des pierres. Demandez un certificat ou, au minimum, une déclaration verbale sur l’origine géographique. La labradorite vient généralement de Madagascar ou de Finlande, la tourmaline du Brésil ou du Mozambique, le grenat rhodolite de Tanzanie ou d’Inde. Un bon créateur connaît ses fournisseurs par leur nom.

Les conditions de garantie et de service après-vente. Un bijou créateur sérieux est garanti au minimum deux ans (garantie légale de conformité). Vérifiez que le créateur propose un service de repolissage et de resertissage : les pierres peuvent se déchausser avec le temps, surtout sur un serti griffes. Chez Clara Jasmine, le premier repolissage est offert la première année.

Le rapport qualité-prix. Comparez toujours à matière et technique égales. Un bijou en vermeil à 300 euros est cher ; le même prix pour une pièce en or 18 carats sertie main est très compétitif. Le prix juste dépend du poids de métal, du nombre et de la qualité des pierres, et du temps de travail artisanal. Pour vos ensembles de bijoux de mariage, ces critères prennent une importance particulière puisque la parure sera portée et photographiée lors d’un jour exceptionnel.

Porter ses bijoux créateur : du quotidien à la cérémonie

Un bijou Clara Jasmine n’est pas un bijou que l’on range au coffre entre deux galas. La plupart des pièces sont pensées pour être portées au quotidien, avec cette patine naturelle que l’or prend au fil des mois et qui donne au bijou son caractère. Mais certaines occasions appellent des choix spécifiques.

Au quotidien, privilégiez les pièces en or massif ou en vermeil épais (au moins 3 microns d’or fin), qui résistent aux frottements, à l’eau et au savon. Les bagues à profil arrondi sont plus confortables que les modèles anguleux pour une portée permanente. Une chaîne à maillons forgés résiste mieux qu’une chaîne à maillons soudés.

Pour un mariage, Clara Jasmine propose des parures coordonnées : boucles d’oreilles, collier et bracelet assortis, souvent en or jaune et pierres blanches (topaze, zircon naturel). C’est le genre de pièces qui se transmet, et qui complète parfaitement une coiffure de mariage avec accessoire ou des bijoux de mariage oriental. Comptez entre 800 et 2 500 euros pour un ensemble complet en or 18 carats.

Pour une soirée, les boucles d’oreilles pendantes et les manchettes sculptées sont les pièces maîtresses du vestiaire Clara Jasmine. Elles s’accordent aussi bien avec un dress code luxe qu’avec une tenue plus décontractée dans l’esprit dress code casual. Un bijou créateur de qualité a cette capacité de transformer une tenue simple en silhouette mémorable, à condition de ne pas surcharger : une pièce forte suffit.

Quant à l’entretien, un nettoyage doux à l’eau tiède savonneuse et un séchage au chiffon microfibre suffisent pour le vermeil et l’or. Évitez les produits chimiques, le chlore de piscine et les parfums appliqués directement sur le bijou, qui attaquent la couche d’or fin du vermeil. Pour les pièces en argent non doré, un bain dans une solution de bicarbonate de soude et de papier aluminium élimine l’oxydation sans rayer le métal.

Si vous constituez une collection, les créateurs du Marais comme Clara Jasmine conservent une certaine cote sur le marché secondaire. Les pièces en or 18 carats numérotées se revendent entre 50 et 70 % de leur prix neuf sur des plateformes comme les dépôts-vente de luxe, à condition de conserver le certificat d’authenticité et la boîte d’origine.

À retenir

  • Clara Jasmine propose des bijoux créateur en or recyclé 18 carats et vermeil, fabriqués intégralement à Paris, entre 80 et 1 500 euros
  • Chaque pièce est tirée en série limitée de 20 à 50 exemplaires avec certificat d’authenticité et poinçon de garantie
  • Le Haut Marais (rue Charlot, rue de Turenne) est le premier quartier parisien pour la joaillerie créateur, avec plus de 40 ateliers indépendants
  • Vérifiez systématiquement le titrage du métal (750‰ pour l’or 18 carats), la provenance des pierres et les conditions de garantie avant d’acheter
  • Les pièces en or massif numérotées conservent une cote de 50 à 70 % du prix neuf sur le marché secondaire

Questions fréquentes


Qui sont les grands bijoutiers parisiens ?

Paris abrite à la fois les maisons historiques de haute joaillerie place Vendôme (Cartier, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Chaumet, Mellerio) et une scène créateur dynamique dans le Marais et à Saint-Germain-des-Prés. Dans le segment créateur, des noms comme Clara Jasmine, Charlotte Chesnais, Pascale Monvoisin, L’Atelier d’Amaya et Aurélie Bidermann proposent des pièces artisanales entre 80 et 2 000 euros. Entre les deux, des maisons comme Dinh Van, Fred et Messika occupent le segment intermédiaire.


Quel est le quartier des bijoux à Paris ?

La place Vendôme et la rue de la Paix restent le cœur historique de la haute joaillerie. Pour la joaillerie créateur et les ateliers indépendants, le Haut Marais (IIIe arrondissement) est devenu la référence, notamment autour de la rue Charlot et de la rue de Turenne, avec plus de 40 créateurs joailliers. Le quartier de la rue Lafayette concentre quant à lui les négociants en pierres précieuses et les grossistes.


Quelles sont les marques françaises de bijoux ?

L’écosystème français couvre quatre segments : la haute joaillerie (Cartier, Van Cleef & Arpels, Boucheron), la joaillerie maison (Dinh Van, Fred, Poiray, Mauboussin), la joaillerie créateur (Clara Jasmine, Charlotte Chesnais, Pascale Monvoisin, Marie Mas) et les bijoux fantaisie haut de gamme (Gas Bijoux, Les Néréides, Satellite). Le segment créateur connaît la plus forte croissance, avec environ 12 % par an depuis 2019.


Comment reconnaître un bijou en or véritable chez un créateur ?

Tout bijou en or vendu en France doit porter un poinçon de garantie apposé par le bureau de garantie des métaux précieux. Pour l’or 18 carats, le titre est de 750 millièmes et le poinçon représente une tête d’aigle. Demandez à voir ce poinçon à la loupe et exigez une facture mentionnant le titrage exact. Un créateur sérieux comme Clara Jasmine fournit systématiquement un certificat d’authenticité détaillant le métal, les pierres et le numéro de série.


Combien coûte un bijou créateur dans le Marais ?

Les prix varient selon la matière et la complexité. En vermeil (argent recouvert d’or fin), comptez de 80 à 250 euros. En or 18 carats, les bagues démarrent autour de 350 euros et les pièces serties de pierres fines peuvent atteindre 1 500 à 2 000 euros. Ces tarifs restent deux à cinq fois inférieurs aux prix pratiqués par les maisons de la place Vendôme pour des techniques de fabrication comparables.


Peut-on faire créer un bijou sur mesure chez Clara Jasmine ?

Oui. Clara Jasmine propose un service de création sur mesure avec un rendez-vous en atelier pour définir le design, le choix des métaux et des pierres. Le délai de fabrication est de quatre à huit semaines, avec un supplément de 20 à 40 % par rapport au prix d’un modèle de collection. Ce service est particulièrement demandé pour les alliances et les parures de mariage.


Clémentine Aubry

Clémentine Aubry est journaliste mode spécialisée dans les accessoires de soirée. Pendant dix ans, elle a couvert les collections de la Fashion Week parisienne pour Madame Figaro Accessoires, L'Officiel et Numéro, avec un goût particulier pour l'univers de la minaudière. Depuis son atelier parisien près de Saint-Germain-des-Prés, elle reçoit créateurs indépendants, maisons historiques et artisans brodeurs pour raconter ce que les étiquettes ne disent pas : la main, la matière, l'heure passée à sertir une pierre ou coudre une bordure.