Dans ce papier
- La vente de bijoux fantaisie ne nécessite aucun diplôme ni carte professionnelle, contrairement à la bijouterie-joaillerie
- Le statut de micro-entrepreneur reste le plus utilisé : plafond de chiffre d’affaires fixé à 188 700 euros pour l’activité commerciale en 2026
- L’étiquetage doit mentionner composition, prix TTC, pays d’origine et, depuis le règlement REACH, la teneur en nickel, plomb et cadmium
- Le code APE le plus fréquent est 47.77Z (commerce de détail d’articles d’horlogerie et de bijouterie)
- La TVA applicable est de 20 % dès le dépassement du seuil de franchise en base (37 500 euros de CA annuel)
- La vente en ligne impose le respect du droit de rétractation de 14 jours et des mentions légales obligatoires
Sommaire
- Bijoux fantaisie et bijoux précieux : ce que dit la loi
- Quel statut juridique pour vendre des bijoux fantaisie ?
- Code APE et formalités d’immatriculation
- Étiquetage et obligations d’information du consommateur
- Normes de sécurité et substances réglementées
- Fiscalité et TVA applicables à la vente de bijoux fantaisie
- Vendre des bijoux fantaisie en ligne : règles spécifiques
- Assurances et responsabilités du vendeur
J’ai reçu, ces derniers mois, une avalanche de messages de lectrices qui fabriquent des boucles d’oreilles dans leur salon, enfilent des perles le dimanche soir et rêvent d’ouvrir une boutique Etsy ou un stand sur un marché de créateurs. La question revient à chaque fois : quelles sont les règles ? On imagine souvent que la réglementation vente bijoux fantaisie est un maquis administratif. En réalité, ce cadre est bien plus simple que celui de la bijouterie-joaillerie, à condition de connaître les quelques textes qui s’appliquent. Voici le guide complet, mis à jour pour 2026, que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé à couvrir ce secteur pour Madame Figaro Accessoires.
Bijoux fantaisie et bijoux précieux : ce que dit la loi
Avant de parler de statut ou d’étiquetage, il faut poser la distinction fondamentale. En droit français, un bijou est dit précieux lorsqu’il contient des métaux précieux (or, argent, platine) à un titre réglementé, ou des pierres précieuses (diamant, rubis, saphir, émeraude). Sa commercialisation relève du Code général des impôts, articles 521 à 538, et du décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des métaux précieux.
Le bijou fantaisie, lui, est fabriqué à partir de matériaux non précieux : laiton, acier inoxydable, zamak, résine, verre, bois, cuir, perles de culture d’eau douce, pierres fines (quartz, améthyste, agate), plaqué or (épaisseur inférieure à 3 microns) ou métal doré. Il n’est soumis ni au poinçonnage ni à la garantie des métaux précieux. C’est une distinction qui change tout : pas de bureau de garantie, pas de registre des objets précieux, pas de carte professionnelle de bijoutier.
Attention toutefois : dès que vous incorporez un élément en argent 925 (argent massif), même une simple attache, le bijou bascule dans la catégorie réglementée et doit être poinçonné. Si vous hésitez sur la composition de vos fournitures, demandez une fiche technique à votre grossiste. J’ai vu des créatrices sanctionnées par la DGCCRF pour avoir vendu comme fantaisie des pièces contenant de l’argent massif non poinçonné.
Quel statut juridique pour vendre des bijoux fantaisie ?
La vente de bijoux fantaisie est une activité commerciale libre. Aucun diplôme, aucune qualification professionnelle, aucune carte professionnelle ne sont exigés. Vous pouvez exercer sous plusieurs formes juridiques :
La micro-entreprise reste le choix le plus courant pour démarrer. Les avantages : déclaration en ligne sur le Guichet unique des entreprises, comptabilité simplifiée, cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires (12,3 % pour une activité de vente de marchandises en 2026). Le plafond de chiffre d’affaires pour l’activité commerciale est fixé à 188 700 euros. Si vous fabriquez vous-même vos bijoux et les vendez, l’activité est classée comme artisanale-commerciale ; vous relevez alors de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA).
L’entreprise individuelle classique (EI) convient si vous dépassez les seuils de la micro-entreprise ou si vous souhaitez déduire vos charges réelles (achat de fournitures, matériel, frais de salon). Depuis la réforme de 2022, le patrimoine personnel est automatiquement séparé du patrimoine professionnel.
La SARL ou la SAS s’impose lorsque vous vous associez à un(e) partenaire, ou lorsque le volume d’activité justifie une structure sociétaire. La SAS offre plus de souplesse statutaire ; la SARL, un cadre plus encadré par la loi.
| Statut | Plafond CA (vente) | Cotisations sociales | TVA | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | 188 700 € | 12,3 % du CA | Franchise jusqu’à 37 500 € | Démarrage, activité complémentaire |
| EI classique | Pas de plafond | Environ 45 % du bénéfice | Collectée dès le 1er euro | Créatrice à temps plein, charges élevées |
| SARL / SAS | Pas de plafond | Variable selon rémunération | Collectée dès le 1er euro | Association, volume important |
Un point souvent oublié : si vous fabriquez vos bijoux (assemblage, soudure, émaillage, tissage de perles), vous exercez une activité artisanale. Vous devez alors vous immatriculer au Répertoire national des entreprises (RNE) et, dans certains cas, justifier d’un Stage de préparation à l’installation (SPI) auprès de la CMA, bien que celui-ci soit devenu facultatif depuis la loi PACTE de 2019.
Code APE et formalités d’immatriculation
Le code APE (activité principale exercée) est attribué automatiquement par l’INSEE lors de votre immatriculation. Pour la vente de bijoux fantaisie, les codes les plus fréquents sont :
- 47.77Z : commerce de détail d’articles d’horlogerie et de bijouterie en magasin spécialisé
- 47.91B : vente à distance sur catalogue spécialisé (si vous vendez exclusivement en ligne)
- 32.13Z : fabrication d’articles de bijouterie fantaisie et articles similaires (si vous fabriquez)
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le Guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). La procédure prend entre 48 heures et 10 jours ouvrés. Vous recevrez ensuite votre numéro SIRET, indispensable pour émettre des factures, acheter chez les grossistes professionnels comme Miss J et ouvrir un compte bancaire dédié.
Étiquetage et obligations d’information du consommateur
C’est le volet où la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) concentre ses contrôles. Chaque bijou fantaisie mis en vente doit comporter :
- Le prix de vente TTC en euros, affiché de manière visible
- La dénomination exacte des matériaux : « métal doré », « laiton plaqué or 3 microns », « acier inoxydable 316L », « résine », « verre de Murano ». L’appellation « plaqué or » est réservée aux épaisseurs supérieures ou égales à 3 microns ; en dessous, on parle de « doré » ou « flash or »
- Le pays d’origine ou la mention « fabriqué en France » si applicable
- Le nom ou la raison sociale du vendeur et son adresse
La fiche pratique de la DGCCRF sur l’étiquetage des bijoux précise que toute mention ambiguë (« plaqué or » pour un bijou simplement doré, « cristal » pour du verre ordinaire) constitue une pratique commerciale trompeuse, passible d’une amende pouvant atteindre 300 000 euros et deux ans d’emprisonnement. Je ne le dis pas pour effrayer, mais pour souligner que la précision du vocabulaire n’est pas un détail esthétique.

Si vous vendez des pièces contenant du cuir, le règlement européen impose également un étiquetage spécifique (pictogramme cuir véritable ou matériau synthétique). Pour les pièces contenant des plumes, certaines espèces sont protégées par la convention CITES : renseignez-vous auprès de votre fournisseur. J’ai consacré un article complet à l’entretien des bijoux fantaisie, qui aborde aussi la question des matériaux et de leur durabilité.
Normes de sécurité et substances réglementées
Le règlement européen REACH (CE n° 1907/2006) est le texte clé en matière de sécurité des bijoux fantaisie. Il fixe des limites strictes sur la teneur en substances chimiques :
- Nickel : libération maximale de 0,5 µg/cm²/semaine pour les pièces en contact prolongé avec la peau (boucles d’oreilles, bracelets, colliers). C’est la norme la plus contrôlée, car le nickel est le premier allergène de contact en Europe, touchant environ 15 % de la population féminine
- Plomb : teneur maximale de 0,05 % en masse dans les pièces accessibles, notamment pour les bijoux susceptibles d’être portés par des enfants
- Cadmium : teneur maximale de 0,01 % en masse
La dernière enquête de la DGCCRF sur la loyauté et la sécurité des bijoux fantaisie révélait un taux d’anomalie de 30 % sur les produits analysés, principalement lié à un dépassement des seuils de nickel. Les bijoux importés hors Union européenne (Chine, Inde, Thaïlande) sont les plus concernés.
Si vous fabriquez vos propres créations, exigez de vos fournisseurs un certificat de conformité REACH ou un rapport d’analyse d’un laboratoire accrédité. Le coût d’une analyse en laboratoire varie de 80 à 250 euros par pièce testée. C’est un investissement, mais c’est aussi votre meilleure protection juridique en cas de contrôle ou de plainte client. Pensez également à la solidité de vos créations : un fermoir défaillant peut provoquer la perte d’une pièce et, dans le pire des cas, un risque d’ingestion pour un enfant. J’ai détaillé les bonnes pratiques de réparation dans mon guide sur comment réparer soi-même un bijou fantaisie cassé.
Fiscalité et TVA applicables à la vente de bijoux fantaisie
La vente de bijoux fantaisie est bien entendu imposable. La nature de l’impôt dépend de votre statut :
- Micro-entrepreneur : vous êtes imposé sur le chiffre d’affaires, avec un abattement forfaitaire de 71 % pour les activités de vente de marchandises (achat-revente) ou de 50 % pour les activités artisanales (fabrication et vente). Vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (1 % du CA pour la vente, 1,7 % pour l’artisanat), sous conditions de revenus
- EI au réel ou société : imposition sur le bénéfice net (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés selon la forme juridique)
Concernant la TVA, le régime de franchise en base s’applique tant que votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 37 500 euros (seuil majoré à 41 250 euros pour la tolérance de première année de dépassement). Au-delà, vous devez collecter la TVA au taux de 20 % et la reverser à l’État. Certaines créatrices choisissent volontairement d’être assujetties à la TVA dès le départ, afin de pouvoir déduire la TVA sur leurs achats de fournitures, ce qui peut être avantageux lorsque le poste matières premières est important.
Un point méconnu : la vente occasionnelle de bijoux fantaisie entre particuliers (vide-dressing, brocante ponctuelle) n’est en principe pas imposable, tant qu’elle ne présente pas un caractère habituel et régulier. Mais dès lors que vous vendez de manière récurrente sur des plateformes comme Vinted, Etsy ou Leboncoin, l’administration fiscale considère que vous exercez une activité commerciale et vous devez vous immatriculer. Depuis 2020, les plateformes sont d’ailleurs tenues de transmettre vos revenus à l’administration fiscale au-delà de 30 transactions ou 2 000 euros de ventes annuelles.

Vendre des bijoux fantaisie en ligne : règles spécifiques
La vente en ligne ajoute une couche de réglementation liée au commerce électronique et au droit de la consommation. Que vous vendiez sur votre propre site, sur Etsy, sur Amazon Handmade ou via Instagram, vous devez respecter :
- Les mentions légales obligatoires : identité du vendeur, numéro SIRET, adresse, email, conditions générales de vente (CGV)
- Le droit de rétractation de 14 jours à compter de la réception du produit, sauf pour les bijoux personnalisés ou gravés sur mesure (article L221-28 du Code de la consommation)
- La description précise du produit : matériaux, dimensions, poids, couleur. Les photos doivent être fidèles au produit réel
- Les frais de livraison affichés avant la validation de la commande
- La garantie légale de conformité de 2 ans (article L217-3 du Code de la consommation)
Si vous vendez à des clients situés dans d’autres pays de l’Union européenne, vous devez tenir compte des seuils de TVA intracommunautaire. Depuis le régime OSS (One Stop Shop) entré en vigueur le 1er juillet 2021, vous pouvez déclarer et payer la TVA due dans chaque État membre via un guichet unique, sans avoir à vous immatriculer dans chaque pays.
Pour protéger vos créations, pensez au dépôt de dessins et modèles auprès de l’INPI. Le coût d’un dépôt en ligne démarre à 39 euros pour un modèle et offre une protection de 5 ans, renouvelable jusqu’à 25 ans. C’est un investissement modeste qui peut vous épargner bien des déboires si un concurrent copie vos pièces. Je vous renvoie également à mon article sur les tendances accessoires en 2026 pour comprendre quels styles se vendent le mieux actuellement.
Assurances et responsabilités du vendeur
Aucune assurance n’est légalement obligatoire pour vendre des bijoux fantaisie, mais plusieurs couvertures sont vivement recommandées :
- La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : elle couvre les dommages causés à un tiers par vos produits (allergie, blessure). Comptez entre 100 et 300 euros par an pour une micro-entreprise
- La multirisque professionnelle : elle protège votre stock, votre matériel et votre local professionnel. Indispensable si vous travaillez dans un atelier dédié ou si vous stockez des fournitures de valeur
- La protection juridique : utile en cas de litige avec un client, un fournisseur ou un contrefacteur
En tant que fabricante ou vendeuse, vous êtes soumise à l’obligation générale de sécurité (article L421-3 du Code de la consommation). Cela signifie que vous devez mettre sur le marché des produits qui ne présentent aucun danger pour le consommateur dans des conditions normales d’utilisation. En cas de problème, la charge de la preuve vous incombe : c’est à vous de démontrer que votre produit respectait les normes en vigueur. D’où l’importance de conserver les certificats de conformité, les factures de fournitures et les rapports d’analyse pendant au moins 10 ans.
Si vous proposez des bijoux en seconde main, les règles sont les mêmes : vous restez responsable de la conformité du produit. La question de la réparation et de la remise en état se pose souvent ; j’en parle en détail dans mon article sur la réparation de bijoux fantaisie. Et si vous cherchez un professionnel à Paris pour remettre en état une pièce vintage, consultez mon carnet d’adresses sur la réparation de bijoux fantaisie à Paris.
À retenir
- Vérifiez que vos bijoux ne contiennent pas d’argent 925 : un seul composant en argent massif transforme un bijou fantaisie en bijou précieux soumis au poinçonnage
- Exigez un certificat REACH de vos fournisseurs : le taux d’anomalie sur le nickel atteint 30 % selon la DGCCRF
- En micro-entreprise, le taux de cotisations sociales est de 12,3 % pour la vente et le seuil de franchise de TVA est fixé à 37 500 euros
- Le dépôt d’un dessin ou modèle à l’INPI coûte à partir de 39 euros et protège vos créations pendant 5 ans
- Conservez factures, certificats et rapports d’analyse pendant 10 ans minimum pour vous protéger en cas de contrôle
Questions fréquentes
Quel statut pour vendre des bijoux fantaisie ?
Le statut de micro-entrepreneur est le plus adapté pour démarrer, avec un plafond de chiffre d’affaires de 188 700 euros en activité commerciale et des cotisations sociales de 12,3 %. Si vous fabriquez vos bijoux, vous relevez de l’activité artisanale et devez vous immatriculer auprès de la Chambre des métiers. Pour un volume plus important ou une association, la SAS ou la SARL sont préférables.
Comment se lancer dans la vente de bijoux fantaisie ?
Commencez par vous immatriculer sur le Guichet unique des entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr). Obtenez votre numéro SIRET, ouvrez un compte bancaire dédié, sourcez des fournisseurs disposant de certificats REACH, rédigez vos CGV et préparez un étiquetage conforme (matériaux, prix TTC, origine). Si vous vendez en ligne, assurez-vous de respecter le droit de rétractation de 14 jours.
Peut-on vendre un bijou sans certificat ?
Un bijou fantaisie ne nécessite pas de certificat d’authenticité comme un bijou précieux. En revanche, vous devez pouvoir justifier de la conformité de vos produits aux normes REACH (nickel, plomb, cadmium) en cas de contrôle de la DGCCRF. Il est donc indispensable de conserver les certificats de conformité fournis par vos grossistes ou les rapports d’analyse de laboratoire.
Est-ce que la vente de bijoux est imposable ?
Oui, dès lors que la vente est régulière et habituelle. En micro-entreprise, vous êtes imposé sur le chiffre d’affaires avec un abattement de 71 % (vente) ou 50 % (fabrication-vente). Les ventes occasionnelles entre particuliers ne sont pas imposables, mais les plateformes déclarent vos revenus au fisc dès 30 transactions ou 2 000 euros annuels.
Quelle est la différence entre bijou fantaisie et bijou précieux en termes de réglementation ?
Le bijou précieux contient des métaux précieux (or, argent, platine) ou des pierres précieuses et doit être poinçonné par un bureau de garantie. Sa vente exige une inscription au registre des objets précieux. Le bijou fantaisie, fabriqué en matériaux non précieux, échappe à ces obligations. Il est soumis aux normes REACH, à l’étiquetage DGCCRF et aux règles générales du commerce.
Faut-il une assurance pour vendre des bijoux fantaisie ?
Aucune assurance n’est légalement obligatoire, mais la responsabilité civile professionnelle est fortement recommandée. Elle couvre les dommages causés par vos produits (allergies, blessures) et coûte entre 100 et 300 euros par an en micro-entreprise. En cas de litige, elle peut vous éviter des frais juridiques considérables.
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect de l’étiquetage ?
Une mention trompeuse sur un bijou fantaisie (par exemple, qualifier de « plaqué or » un bijou simplement doré) constitue une pratique commerciale trompeuse. Les sanctions peuvent atteindre 300 000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement. La DGCCRF effectue des contrôles réguliers, en boutique comme en ligne.
Clémentine Aubry
Clémentine Aubry est journaliste mode spécialisée dans les accessoires de soirée. Pendant dix ans, elle a couvert les collections de la Fashion Week parisienne pour Madame Figaro Accessoires, L'Officiel et Numéro, avec un goût particulier pour l'univers de la minaudière. Depuis son atelier parisien près de Saint-Germain-des-Prés, elle reçoit créateurs indépendants, maisons historiques et artisans brodeurs pour raconter ce que les étiquettes ne disent pas : la main, la matière, l'heure passée à sertir une pierre ou coudre une bordure.