Dans ce papier
- Les prix des accessoires de mariage à Paris s’échelonnent de 45 euros pour un peigne en perles d’eau douce à 25 000 euros pour une minaudière haute joaillerie signée Boucheron
- Le Marais, Saint-Germain-des-Prés et la rue du Faubourg-Saint-Honoré concentrent plus de 80 % des adresses spécialisées en accessoires de mariée haut de gamme
- Un voile en tulle de soie française cousu main coûte entre 350 et 1 800 euros selon la longueur et la finition (dentelle de Calais, broderie Lesage)
- Le marché de la seconde main mariage a progressé de 40 % entre 2023 et 2025 sur Vestiaire Collective, avec des pièces Chanel et Dior à 30-50 % du prix neuf
- Les créatrices parisiennes indépendantes (Lizeron, Anthémis, Maison Guillemette) proposent du sur-mesure à partir de 120 euros pour un bijou de tête artisanal
- Prévoir un budget accessoires représentant 10 à 15 % du budget robe permet d’obtenir un ensemble cohérent sans compromis sur la qualité des matières
Sommaire
- Panorama des accessoires de mariage à Paris : ce que recouvre vraiment la catégorie
- Les bonnes adresses par quartier : du Marais au Faubourg-Saint-Honoré
- Prix par catégorie : du bijou de cheveux à la minaudière de cérémonie
- Grandes maisons contre créatrices indépendantes : le vrai comparatif
- Accessoire de mariage pour l’invitée : les codes à connaître
- Seconde main et vintage : trouver une pièce d’exception à prix maîtrisé
- Le sur-mesure artisanal : plumassiers, brodeurs et sertisseurs parisiens
- Checklist budget et planning : organiser ses achats sans faux pas
À Paris, la question de l’accessoire de mariage ne se résume jamais à un simple achat fonctionnel. C’est un geste éditorial, une ponctuation qui donne sa cohérence à la silhouette nuptiale. Après dix ans passés à couvrir les collections mariage pour la presse spécialisée, je peux vous affirmer que le choix d’un peigne en nacre, d’une minaudière de cérémonie ou d’une paire de boucles d’oreilles en perles compte autant que celui de la robe. Encore faut-il savoir où chercher, combien prévoir, et quels artisans méritent le détour. Voici mon carnet d’adresses, mes fourchettes de prix vérifiées, et les conseils que je donnerais à une amie qui se marie le printemps prochain.
Panorama des accessoires de mariage à Paris : ce que recouvre vraiment la catégorie
Quand on tape « accessoire de mariage paris » dans un moteur de recherche, on tombe sur un mélange hétérogène : bijoux de tête, voiles, étoles, pochettes, chaussures, boucles d’oreilles, broches, jarretières, gants. Mettons de l’ordre. L’accessoire de mariage se divise en quatre familles distinctes, chacune avec ses artisans, ses matières et ses gammes de prix.
La première famille, les bijoux de tête et de cheveux, englobe peignes, couronnes, headbands, épingles et diadèmes. C’est le segment qui a le plus évolué ces cinq dernières années : les mariées délaissent le diadème princier au profit de pièces plus graphiques, souvent réalisées en laiton doré à l’or fin, perles d’eau douce et cristaux Swarovski. La deuxième famille, les bijoux corporels (boucles d’oreilles, colliers, bracelets, bagues de cocktail), reste dominée par les grandes maisons joaillières mais voit émerger des créatrices parisiennes qui proposent du semi-précieux à des prix accessibles. La troisième, les accessoires textiles (voile, étole, cape, gants), mobilise un savoir-faire très spécifique : tulle de soie, dentelle de Calais-Caudry, mousseline de soie italienne. Enfin, la quatrième famille, les sacs et pochettes de cérémonie, va de la simple pochette en satin à la minaudière de luxe ornée de cristaux ou de nacre.
Paris se distingue par la densité de son offre : on y trouve à la fois les flagships des maisons (Chanel rue Cambon, Dior avenue Montaigne, Bulgari place Vendôme), les ateliers de créatrices indépendantes, les concept stores spécialisés mariage et un circuit vintage exceptionnel. C’est cette concentration qui en fait la capitale mondiale de l’accessoire nuptial.
Les bonnes adresses par quartier : du Marais au Faubourg-Saint-Honoré

Commençons par le Marais et ses rues adjacentes (3e et 4e arrondissements). C’est ici que se concentrent les créatrices émergentes et les concept stores spécialisés. Lizeron, installée dans un showroom lumineux, propose des bijoux de cérémonie en laiton doré à l’or fin 24 carats et perles naturelles, avec des prix qui démarrent à 75 euros pour une épingle de cheveux et montent à 380 euros pour une couronne élaborée. Leur force : chaque pièce est assemblée à la main dans leur atelier parisien, et le sur-mesure est possible avec un délai de quatre à six semaines.
Maison Guillemette, autre adresse incontournable du quartier, se positionne sur un créneau plus précieux avec des pièces en argent 925 et plaqué or, serties de zircons ou de pierres fines. Comptez entre 90 et 520 euros pour un bijou de mariée. Anthémis Paris complète le trio avec une collection mariage aux lignes épurées, très prisée des mariées qui cherchent un style minimaliste scandinave : headbands fins en laiton doré à partir de 65 euros, peignes en perles à partir de 95 euros.
Direction ensuite Saint-Germain-des-Prés et la Rive Gauche (6e et 7e). C’est mon quartier, et je peux vous dire que les trésors y sont moins visibles mais souvent plus raffinés. On y trouve Pivoines and Love, une boutique-atelier fondée en 2017 qui a la particularité de proposer un service complet : de la couronne de fleurs séchées (à partir de 120 euros) au bouquet de mariée assorti, en passant par les accessoires de demoiselles d’honneur. L’ambiance est celle d’un boudoir végétal, loin de l’industriel des grandes enseignes.
Sur la Rive Droite, le triangle d’or (8e arrondissement) reste le territoire des grandes maisons. Chanel Joaillerie rue de la Paix propose des boucles d’oreilles Camélia en or blanc et diamants à partir de 3 200 euros, idéales pour un mariage. Dior avenue Montaigne présente sa collection « Oui » spécifiquement dédiée au mariage, avec des alliances et bijoux à partir de 1 500 euros pour une bague et 2 800 euros pour des boucles d’oreilles en or et perle. Chez Roger Vivier rue du Faubourg-Saint-Honoré, les iconiques chaussures de mariée à boucle en strass démarrent à 890 euros, et les pochettes de soirée en satin ornées de la boucle Bouquet à 1 250 euros.
Enfin, ne négligez pas le quartier Opéra-Grands Boulevards (2e et 9e). On y trouve des merceries historiques comme Ultramod (fondée en 1832), qui fournit voilettes, tulles et rubans aux particulières comme aux professionnels du costume. Les prix y sont très accessibles : un mètre de tulle de soie se négocie entre 18 et 35 euros, contre 60 à 90 euros chez un fournisseur couture.
Prix par catégorie : du bijou de cheveux à la minaudière de cérémonie
J’ai compilé les prix pratiqués à Paris en 2025-2026 auprès d’une trentaine d’adresses, des créatrices indépendantes aux grandes maisons. Voici le panorama réel, sans les fourchettes artificiellement larges qu’on trouve sur les annuaires mariage.
| Catégorie | Entrée de gamme (créatrices indép.) | Milieu de gamme (marques établies) | Haut de gamme (grandes maisons) |
|---|---|---|---|
| Peigne / épingle de cheveux | 45 à 120 € | 150 à 380 € | 500 à 2 500 € |
| Couronne / headband | 65 à 180 € | 200 à 550 € | 800 à 4 000 € |
| Boucles d’oreilles mariée | 55 à 150 € | 250 à 800 € | 1 500 à 15 000 € |
| Voile tulle synthétique (2,5 m) | 80 à 180 € | 250 à 600 € | Sur mesure uniquement |
| Voile tulle de soie (2,5 m) | 350 à 650 € | 700 à 1 200 € | 1 500 à 3 500 € |
| Étole / cape | 90 à 250 € | 300 à 800 € | 1 200 à 5 000 € |
| Pochette satin / soie | 60 à 180 € | 250 à 700 € | 900 à 3 500 € |
| Minaudière de cérémonie | 180 à 450 € | 600 à 2 500 € | 3 000 à 25 000 € |
| Chaussures de mariée | 150 à 350 € | 400 à 890 € | 900 à 4 500 € |
| Gants longs (satin ou chevreau) | 45 à 120 € | 150 à 400 € | 500 à 1 800 € |
Quelques précisions s’imposent. L’écart de prix entre une épingle à 45 euros et une pièce Chanel à 2 500 euros ne tient pas qu’au prestige de la marque. La matière (laiton plaqué or vs or 18 carats), la qualité des perles (perle de culture d’eau douce vs perle Akoya du Japon), le type de cristaux (verre taillé vs cristal Swarovski certifié vs diamants) et le temps de fabrication (30 minutes d’assemblage vs 12 heures de sertissage main) justifient ces écarts. Comme le rappelle le Comité Colbert, gardien des maisons de luxe françaises, le prix du luxe intègre le coût réel du savoir-faire artisanal transmis de génération en génération.
Pour les accessoires de mariage en général, mon conseil est de définir un budget global dédié. La règle empirique que j’utilise depuis des années : prévoir 10 à 15 % du budget robe pour les accessoires. Une robe à 3 000 euros appelle donc 300 à 450 euros d’accessoires, ce qui permet un beau voile, un bijou de tête artisanal et une paire de boucles d’oreilles en pierres fines.
Grandes maisons contre créatrices indépendantes : le vrai comparatif
Le choix entre une grande maison et une créatrice indépendante ne se réduit pas à une question de budget. Il engage des critères très concrets que je vais détailler.
Chez Chanel, acheter un bijou de mariée, c’est acquérir un objet qui conserve sa valeur : les boucles d’oreilles Camélia se revendent entre 65 et 85 % de leur prix neuf sur le marché secondaire, selon les données de Collector Square. La boîte, le certificat, le service après-vente (remplacement d’un cristal, repolissage) font partie du package. En revanche, le sur-mesure est quasi inexistant : vous choisissez dans la collection existante.
Chez Jimmy Choo, les chaussures de mariée sont devenues un classique depuis le film « Sex and the City » : le modèle Bing en satin blanc orné d’un bracelet de cristaux démarre à 795 euros. La marque propose un service de personnalisation (choix du satin, ajout d’un clip) dans sa boutique parisienne de la rue Saint-Honoré. Saint Laurent, de son côté, séduit les mariées qui veulent un accessoire plus rock : la pochette Kate en cuir grainé blanc à 1 490 euros ou la minaudière à fermoir YSL à 1 890 euros.

Du côté des créatrices indépendantes, l’avantage principal est le sur-mesure accessible. Chez Lizeron, vous pouvez combiner des éléments de différentes pièces pour créer un bijou de tête unique. Chez Anthémis, la créatrice Anaïs propose des consultations en atelier (sur rendez-vous) pour adapter une couronne à la coiffure choisie. Chez Almma Paris, les accessoires sont fabriqués à la commande dans un atelier du 11e arrondissement, avec un délai de trois à cinq semaines.
L’autre avantage méconnu des créatrices indépendantes : la cohérence d’ensemble. Quand vous achetez chez une seule créatrice le peigne, les boucles d’oreilles et le bracelet, les matières et les finitions sont parfaitement harmonisées. Chez une grande maison, chaque pièce est conçue indépendamment ; c’est à vous (ou à votre wedding planner) de vérifier que le doré du collier Dior ne jure pas avec le doré du peigne Chanel. Et croyez-moi, il y a autant de nuances de doré que de maisons : or jaune, or rose, or champagne, doré mat, doré brillant.
Accessoire de mariage pour l’invitée : les codes à connaître
L’accessoire de mariage ne concerne pas que la mariée. Si vous êtes invitée à un mariage à Paris (ou ailleurs en France), le choix de vos accessoires obéit à des codes précis, souvent non dits, que je vais expliciter pour vous éviter les faux pas.
Première règle absolue : pas de blanc, pas d’ivoire, pas de crème pour les accessoires visibles (sac, chapeau, étole). Un sac blanc, même porté avec une robe colorée, crée une confusion visuelle avec la mariée sur les photos. Les seules exceptions tolérées : les perles blanches en boucles d’oreilles (considérées comme un classique neutre) et les chaussures nude clair.
Deuxième règle : le chapeau ou le bibi se porte uniquement pour une cérémonie religieuse ou un mariage en plein air. Pour un mariage civil à la mairie du 16e suivi d’une réception en intérieur, le chapeau est surdimensionné. En revanche, pour un mariage en plein air dans un domaine d’Île-de-France, un bibi ou une capeline apporte une touche d’élégance parfaitement appropriée. Paris compte plusieurs modistes de renom : Maison Michel (propriété de Chanel, bibis à partir de 490 euros) et les ateliers de modistes indépendantes du passage du Grand-Cerf dans le 2e arrondissement (bibis artisanaux de 180 à 450 euros).
Pour le sac, privilégiez une pochette ou une minaudière plutôt qu’un sac à main classique. La pochette de soirée, portée à la main ou glissée sous le bras, s’accorde naturellement avec la silhouette habillée. Les dimensions idéales : 22 à 28 cm de large, 12 à 15 cm de haut, assez pour glisser téléphone, rouge à lèvres, mouchoir et carte bancaire. Côté couleurs, les valeurs sûres pour une invitée sont le noir, le marine, le bordeaux, le doré et le vert sapin. Si vous cherchez un accessoire de luxe qui servira bien au-delà du mariage, c’est le moment d’investir.
Pour savoir quels bijoux porter avec une robe noire au mariage, la règle est simple : osez les pièces statement. Une robe noire sobre appelle des boucles d’oreilles en perles baroques ou des créoles en or, un bracelet manchette, ou un collier plastron. Le noir absorbe la lumière ; vos bijoux doivent la restituer.
Seconde main et vintage : trouver une pièce d’exception à prix maîtrisé
Le marché de la seconde main pour les accessoires de mariage a explosé à Paris. Plusieurs raisons convergent : la conscience écologique des jeunes mariées (selon une enquête IFOP de 2024, 62 % des 25-35 ans se disent prêtes à acheter au moins un accessoire de mariage de seconde main), la recherche de pièces introuvables en boutique, et l’attrait du prix.
Sur Vestiaire Collective, la catégorie « accessoires mariage » référence en permanence entre 800 et 1 400 pièces authentifiées. Les best-sellers : les pochettes Chanel en satin matelassé (entre 650 et 1 200 euros contre 2 500 à 3 800 euros en boutique), les serre-têtes Dior en perles (entre 280 et 450 euros), et les chaussures Jimmy Choo modèle Romy ou Bing (entre 180 et 380 euros). La plateforme garantit l’authenticité via un contrôle qualité effectué dans son centre parisien de Trocadéro.
Pour le vintage luxe à Paris, plusieurs adresses physiques méritent le détour. Collector Square, dans le 8e arrondissement, propose un rayon dédié aux minaudières et pochettes de soirée vintage : j’y ai repéré récemment une minaudière Boucheron des années 1960 en vermeil et émail à 4 800 euros (estimation neuve aujourd’hui : plus de 15 000 euros). Les boutiques de vintage de luxe du quartier Saint-Paul (4e arrondissement) recèlent aussi des trésors : broches Art déco, fermoirs en strass des années 1950, pochettes en perles des années 1920.
Le principal avantage du vintage pour un mariage : l’unicité. Vous êtes certaine que personne d’autre ne portera la même pièce. L’inconvénient : il faut prévoir du temps. Commencez vos recherches six à huit mois avant le mariage pour avoir le choix, et budgétez un éventuel nettoyage ou une restauration (comptez 50 à 200 euros pour un nettoyage professionnel de pochette en satin chez un teinturier spécialisé comme Pouyanne dans le 7e).
Le sur-mesure artisanal : plumassiers, brodeurs et sertisseurs parisiens

Paris possède un écosystème unique au monde : celui des métiers d’art de la mode. Pour un accessoire de mariage véritablement exceptionnel, faire appel à un artisan spécialisé reste le choix le plus abouti, et il n’est pas toujours aussi onéreux qu’on le croit.
Les plumassiers d’abord. La Maison Lemarié (propriété de Chanel depuis 1996) est la plus connue, mais elle travaille exclusivement pour les maisons de couture. En revanche, plusieurs plumassiers indépendants acceptent les commandes privées pour des mariages. Une coiffe en plumes d’autruche teintes et bouclées coûte entre 350 et 1 200 euros selon la complexité. Un éventail de mariée en plumes de coq et nacre, pièce rare et spectaculaire, se négocie entre 500 et 2 000 euros.
Les brodeurs ensuite. L’Atelier Lesage (également propriété de Chanel) est la référence mondiale, mais là encore, c’est vers les brodeurs indépendants qu’il faut se tourner pour une commande privée. Faire broder un monogramme sur un voile en tulle de soie coûte entre 180 et 600 euros. Faire réaliser une bordure brodée de perles et paillettes sur un voile cathédrale de 3 mètres : entre 800 et 3 500 euros, pour un délai de six à dix semaines. L’annuaire des ateliers parisiens que j’ai constitué peut vous orienter vers ces artisans.
Les sertisseurs et joailliers enfin. Si vous souhaitez une pièce de joaillerie unique pour votre mariage (un peigne serti de saphirs, des boucles d’oreilles en or et diamants), les ateliers de la place Vendôme et de la rue de la Paix proposent des créations sur mesure. Chez un joaillier indépendant installé dans les étages de la place Vendôme (il en reste une dizaine), comptez à partir de 2 500 euros pour une paire de boucles d’oreilles en or 18 carats et pierres précieuses, hors coût des pierres. La documentation du Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, retrace l’histoire de ces ateliers qui fournissent les mariées parisiennes depuis le Second Empire.
Pour la maroquinerie de luxe spécifiquement, certains artisans acceptent de réaliser une pochette de mariée sur mesure en cuir d’agneau ou en chevreau glacé. Le tarif démarre autour de 600 euros pour une pochette simple, et peut atteindre 3 000 euros pour un modèle avec fermoir en métal précieux.
Checklist budget et planning : organiser ses achats sans faux pas
Voici le calendrier que je recommande à toutes les futures mariées parisiennes, basé sur les délais réels des artisans et boutiques que j’ai mentionnés.
12 à 9 mois avant : définir le style général (romantique, minimaliste, bohème, glamour) et fixer le budget accessoires. C’est aussi le moment de commencer les recherches vintage si vous visez une pièce rare. Repérez les créatrices qui vous plaisent et prenez rendez-vous en showroom : les agendas se remplissent vite entre janvier et mars (haute saison des préparatifs pour les mariages d’été).
8 à 6 mois avant : commander les pièces sur mesure (bijoux de tête, voile brodé, chaussures teintées). Les artisans brodeurs demandent un minimum de six semaines de fabrication ; les joailliers, huit à douze semaines. Prévoir une marge de deux semaines pour les ajustements.
5 à 3 mois avant : acheter les accessoires en prêt-à-porter (pochette, étole, gants). C’est la période idéale pour les essayages coordonnés avec la robe. Apportez toujours vos accessoires à l’essayage de la robe : un voile trop lourd peut modifier le tombé des épaules, une couronne trop haute peut déséquilibrer la silhouette.
1 mois avant : dernier essayage complet avec tous les accessoires, y compris les chaussures (portez-les chez vous quelques heures pour les assouplir). Confiez le nettoyage des pièces vintage à un spécialiste. Préparez un « kit d’urgence » : fil et aiguille assortis au voile, colle bijou transparente, lingette détachante, épingles de sûreté dorées.
En matière de budget, voici une répartition type pour un mariage à Paris avec un budget accessoires de 800 euros (hors chaussures) :
- Bijou de tête artisanal : 180 à 280 euros
- Boucles d’oreilles en perles ou pierres fines : 120 à 200 euros
- Voile en tulle (longueur coude, tulle synthétique de qualité) : 150 à 250 euros
- Pochette en satin ou en soie : 100 à 200 euros
- Marge pour ajustements et accessoires de dernière minute : 80 à 120 euros
Pour un budget plus confortable de 2 500 euros, on passe au tulle de soie, aux perles d’eau douce véritables, à une pochette de créateur et éventuellement à une étole en cachemire ou en soie. Et pour un budget luxe sans plafond, les possibilités sont infinies : une seule paire de boucles d’oreilles Bulgari de la collection B.Zero1 en or blanc peut coûter 3 800 euros, et une minaudière Dior en satin Cannage brodé de perles atteint 5 500 euros.
À retenir
- Commencez vos recherches 9 à 12 mois avant le mariage pour le sur-mesure artisanal et le vintage
- Prévoyez un budget accessoires de 10 à 15 % du budget robe pour un ensemble cohérent
- Les créatrices indépendantes parisiennes (Lizeron, Anthémis, Maison Guillemette) offrent du sur-mesure à partir de 65 euros
- Sur Vestiaire Collective, les accessoires de mariage griffés se trouvent à 30 à 50 % du prix boutique
- Apportez systématiquement vos accessoires à chaque essayage robe pour vérifier l’harmonie des matières et des teintes dorées
Questions fréquentes
Quel budget prévoir pour les accessoires de mariage à Paris ?
Le budget moyen constaté à Paris se situe entre 500 et 2 500 euros hors chaussures. Pour une mariée qui choisit des créatrices indépendantes parisiennes, un ensemble complet (bijou de tête, boucles d’oreilles, voile, pochette) revient entre 500 et 900 euros. Avec des pièces de marques établies, comptez 1 200 à 2 500 euros. Et avec des accessoires de grandes maisons (Chanel, Dior, Bulgari), le budget peut facilement dépasser 5 000 euros pour deux ou trois pièces seulement.
Où trouver des accessoires de mariage pas chers à Paris ?
Plusieurs options existent pour un budget maîtrisé. Les créatrices indépendantes comme Anthémis Paris proposent des peignes et headbands à partir de 65 euros. Le marché de la seconde main (Vestiaire Collective, les dépôts-ventes du Marais) offre des pièces griffées à 30 à 50 % du prix neuf. Les merceries historiques comme Ultramod vendent du tulle de soie au mètre à partir de 18 euros pour fabriquer son propre voile. Enfin, les ventes privées des créatrices parisiennes, généralement organisées en janvier et en juin, permettent des remises de 30 à 50 %.
Peut-on faire faire un accessoire de mariage sur mesure à Paris ?
Oui, c’est même l’un des grands avantages de Paris. La plupart des créatrices indépendantes (Lizeron, Almma Paris, Pivoines and Love) proposent du sur-mesure avec un délai de trois à six semaines. Pour les métiers d’art (broderie, plumasserie, joaillerie), comptez six à douze semaines. Le surcoût du sur-mesure par rapport au prêt-à-porter est généralement de 20 à 40 %, ce qui reste raisonnable compte tenu de l’unicité de la pièce.
Quels accessoires choisir quand on est invitée à un mariage ?
Les trois indispensables sont une pochette de soirée (pas de sac à main), des bijoux discrets mais visibles (boucles d’oreilles, bracelet fin), et éventuellement un bibi ou une capeline pour une cérémonie en plein air. Règle cardinale : évitez le blanc, l’ivoire et le crème pour tous les accessoires visibles. Les couleurs sûres sont le noir, le marine, le bordeaux, le doré et le vert sapin. Côté budget, une pochette correcte se trouve à partir de 60 euros chez les marques accessibles et à partir de 250 euros en marque premium.
Comment conserver et entretenir ses accessoires de mariage après la cérémonie ?
Le voile doit être nettoyé par un teinturier spécialisé dans les textiles délicats (comptez 40 à 80 euros), puis stocké à plat dans du papier de soie non acide, jamais plié. Les bijoux de tête en métal doré se conservent dans une pochette en tissu, à l’abri de l’humidité, et se nettoient avec un chiffon doux sec. Les pochettes en satin se rangent dans leur dust bag d’origine, rembourrées de papier de soie pour garder leur forme. Pour les pièces de valeur (joaillerie, minaudière griffée), faites établir un certificat d’assurance : cela facilitera la revente éventuelle et protègera votre investissement.
Les accessoires de mariage de luxe gardent-ils leur valeur à la revente ?
Cela dépend fortement de la maison et du modèle. Les pièces Chanel conservent entre 65 et 85 % de leur valeur sur le marché secondaire. Les chaussures Jimmy Choo et les pochettes Saint Laurent se revendent entre 40 et 60 % du prix neuf. Les bijoux de créatrices indépendantes, en revanche, perdent 50 à 70 % de leur valeur car ils ne bénéficient pas de la cote de marque. La meilleure stratégie pour maximiser la valeur de revente : conserver la boîte, le certificat d’authenticité et le ticket de caisse, et revendre dans les deux ans suivant l’achat.
Clémentine Aubry
Clémentine Aubry est journaliste mode spécialisée dans les accessoires de soirée. Pendant dix ans, elle a couvert les collections de la Fashion Week parisienne pour Madame Figaro Accessoires, L'Officiel et Numéro, avec un goût particulier pour l'univers de la minaudière. Depuis son atelier parisien près de Saint-Germain-des-Prés, elle reçoit créateurs indépendants, maisons historiques et artisans brodeurs pour raconter ce que les étiquettes ne disent pas : la main, la matière, l'heure passée à sertir une pierre ou coudre une bordure.