Dans ce papier
- De Grimm est le dernier maroquinier indépendant de Bordeaux, en activité depuis 1945 dans le même atelier familial
- Les prix catalogue s’échelonnent de 290 € pour un portefeuille en veau grainé à plus de 3 800 € pour un sac en crocodile
- Chaque pièce est entièrement coupée, montée et cousue à Bordeaux, avec un contrôle qualité sur les douze étapes de fabrication
- La maison travaille quatre cuirs signatures : veau pleine fleur, chèvre Mysore, autruche et alligator du Mississippi
- Le carnet de commandes spéciales représente environ 30 % du chiffre d’affaires, avec un délai moyen de six à huit semaines
- Sur le marché de la revente, les modèles De Grimm affichent une décote de 25 à 40 %, bien inférieure à la moyenne du segment français
Sommaire
- De Grimm, trois générations de cuir à Bordeaux
- L’atelier bordelais : douze étapes, zéro sous-traitance
- Les cuirs et matières premières de la maison
- Grille de prix : du portefeuille au sac exotique
- De Grimm face aux autres maroquiniers français
- Commandes spéciales et personnalisation
- Revente et cote sur le marché de l’occasion
- Le verdict : à qui s’adresse De Grimm ?
Il faut remonter la rue Notre-Dame, dans le vieux Bordeaux, dépasser les façades en pierre blonde et les enseignes de négoce, pour tomber sur l’une des dernières vitrines qui résiste au rouleau compresseur des grands groupes du luxe. De Grimm est là depuis 1945, dans un périmètre où l’on sent encore l’odeur du cuir tanné dès le seuil franchi. Pas de flagship sur les Champs-Élysées, pas de campagne avec un visage hollywoodien : la maison préfère investir dans la qualité du point sellier plutôt que dans les pages de publicité. C’est précisément ce qui m’a donné envie d’y consacrer un papier de fond, chiffres et fourchettes de prix à l’appui.
De Grimm, trois générations de cuir à Bordeaux
La saga commence en 1945, quand la famille De Grimm ouvre un premier atelier de maroquinerie dans le centre de Bordeaux. À l’époque, la ville compte une demi-douzaine de maroquiniers artisanaux qui travaillent pour la bourgeoisie locale et les négociants du port. Trois générations plus tard, De Grimm est le seul rescapé de cette tradition bordelaise, comme le rapportait le quotidien Sud Ouest dans son enquête sur les artisans du luxe en Nouvelle-Aquitaine.
Contrairement à nombre de maisons françaises rachetées par LVMH, Kering ou Richemont, De Grimm reste une entreprise familiale. Le capital n’est pas coté, les décisions se prennent à l’atelier, pas dans une tour de La Défense. Cette indépendance a un coût : la maison produit entre 800 et 1 200 pièces par an, loin des dizaines de milliers qu’un groupe peut écouler. Mais c’est aussi ce qui garantit le niveau de finition que les connaisseurs viennent chercher.
Le positionnement est clair depuis le début : du made in Bordeaux intégral, de la découpe du cuir jusqu’à la pose des fermoirs. Une philosophie qui rappelle, toutes proportions gardées, ce qu’Hermès défend avec ses ateliers de Pantin ou de Sayat. Sauf qu’ici, le ticket d’entrée démarre à moins de 300 €.
L’atelier bordelais : douze étapes, zéro sous-traitance
J’ai eu l’occasion de visiter l’atelier à deux reprises, et ce qui frappe d’emblée, c’est la taille de l’équipe : une dizaine d’artisans, pas davantage. Chaque sac passe par douze étapes de fabrication, du patronage au contrôle final. Le point de départ est toujours la coupe à la main, réalisée au tranchet sur une table de découpe en zinc, exactement comme dans les ateliers du Faubourg Saint-Honoré.
Les étapes clés se décomposent ainsi :
- Patronage et découpe : chaque peau est examinée pour repérer les défauts naturels, puis découpée pièce par pièce
- Refente et parage : le cuir est aminci aux épaisseurs requises, au dixième de millimètre près
- Encollage et préparation : les renforts intérieurs (toile de coton, mousse technique) sont assemblés
- Couture sellier : le montage se fait au point sellier à deux aiguilles pour les modèles haut de gamme, à la machine pour les lignes accessibles
- Pose des fermoirs et accessoires : quincaillerie en laiton massif, plaquée or ou palladium selon les collections
- Teinture de tranche et finitions : trois couches de teinture, ponçage entre chaque passe
- Contrôle qualité : chaque pièce est inspectée sous lampe avant d’être emballée
Le temps de fabrication varie de 8 heures pour un portefeuille à 25 à 35 heures pour un sac structuré en exotique. Pour situer : un Kelly d’Hermès demande environ 18 à 24 heures de travail selon les sources internes de la maison. De Grimm n’est donc pas en dessous en termes d’investissement horaire sur ses pièces les plus ambitieuses.
L’absence totale de sous-traitance est un argument que peu de maisons peuvent avancer. Même parmi les noms que je couvre régulièrement pour les maroquineries de luxe à Paris, rares sont celles qui maîtrisent l’intégralité de la chaîne, de la coupe à l’expédition, dans un seul lieu.
Les cuirs et matières premières de la maison
Le choix des peaux est le nerf de la guerre en maroquinerie de luxe. De Grimm s’approvisionne auprès de tanneries françaises et italiennes certifiées, principalement dans le bassin de la Dordogne pour le veau et en Toscane pour certains cuirs grainés. Voici les quatre familles de cuirs que la maison travaille en permanence :
Veau pleine fleur : c’est le cuir de base de la maison, tanné au chrome ou au végétal selon les collections. Souple, résistant, il développe une patine naturelle avec le temps. Les peaux sont sélectionnées avec un taux de chute d’environ 30 % (seule la partie centrale, sans cicatrice ni pli, est retenue).
Chèvre Mysore : importée d’Inde via des tanneries certifiées Leather Working Group, cette peau au grain serré est prisée pour sa résistance aux rayures. Elle est plus légère que le veau, ce qui en fait un choix pertinent pour les pièces de petite maroquinerie.
Autruche : reconnaissable à ses petits nodules caractéristiques, l’autruche De Grimm provient de fermes d’élevage sud-africaines. Le prix du cuir brut se situe autour de 400 à 600 € le pied carré, ce qui explique le surcoût important des pièces en exotique.
Alligator du Mississippi : la matière la plus noble du catalogue. Chaque peau est teinte à la main et polie au galet d’agate pour obtenir ce lustre profond que les collectionneurs recherchent. Comptez un budget de 2 500 à 3 800 € et au-delà pour un sac en alligator.
Grille de prix : du portefeuille au sac exotique
C’est souvent la première question que l’on me pose : combien coûte un De Grimm ? Voici un tableau qui synthétise les fourchettes de prix constatées en boutique et sur le site officiel de la maison, actualisées pour la saison en cours.
| Catégorie | Matière | Prix entrée de gamme | Prix haut de gamme | Temps de fabrication |
|---|---|---|---|---|
| Portefeuille / porte-cartes | Veau pleine fleur | 290 € | 450 € | 6 à 8 h |
| Pochette / clutch | Veau ou chèvre Mysore | 480 € | 750 € | 10 à 14 h |
| Sac cabas / sac de jour | Veau grainé | 690 € | 1 200 € | 15 à 20 h |
| Sac structuré à rabat | Veau lisse ou chèvre | 890 € | 1 500 € | 18 à 25 h |
| Sac en autruche | Autruche pleine fleur | 1 800 € | 2 800 € | 20 à 30 h |
| Sac en alligator | Alligator du Mississippi | 2 500 € | 3 800 €+ | 25 à 35 h |
| Commande spéciale (sur mesure) | Au choix du client | 800 € | 5 000 €+ | 6 à 8 semaines |
Pour mettre ces chiffres en perspective : un sac Timeless de Chanel en agneau classique dépasse désormais les 10 000 €. Un Puzzle de Loewe en veau se négocie autour de 3 200 €. Un sac De Grimm en veau pleine fleur, cousu à Bordeaux avec le même type de cuir, démarre à 690 €. Le rapport qualité-prix est, sur le papier, parmi les plus avantageux du segment artisanat de luxe français.
L’explication est simple : pas de budget publicitaire à plusieurs millions, pas de réseau de boutiques en propre sur trois continents, pas de marge distributeur. Le prix De Grimm rémunère le cuir, le temps d’atelier et une marge raisonnable. Ce que vous ne payez pas, c’est le marketing.
De Grimm face aux autres maroquiniers français

La France compte une poignée de maisons indépendantes qui revendiquent un positionnement comparable : fabrication locale, cuirs nobles, volumes limités. J’en ai sélectionné quatre pour un comparatif factuel.
| Maison | Lieu de fabrication | Année de création | Prix sac veau (entrée) | Exotiques au catalogue | Indépendante |
|---|---|---|---|---|---|
| De Grimm | Bordeaux | 1945 | 690 € | Oui (autruche, alligator) | Oui |
| Hermès | France (multi-sites) | 1837 | 7 500 €+ | Oui (croco, autruche, lézard) | Oui (coté) |
| Moynat | France (Essonne) | 1849 | 2 800 € | Oui (croco) | Non (LVMH) |
| Jérôme Dreyfuss | France / Portugal | 2002 | 550 € | Non | Oui |
| Maison Marrain | Lyon | 2018 | 780 € | Non | Oui |
Ce tableau met en lumière le positionnement singulier de De Grimm : c’est l’une des rares maisons à proposer des cuirs exotiques à moins de 3 000 € tout en maintenant une fabrication 100 % française. Hermès joue dans une autre galaxie tarifaire. Moynat, racheté par LVMH en 2010, a vu ses prix grimper de 40 à 60 % en une décennie. Jérôme Dreyfuss propose des prix comparables mais délocalise une partie de sa production.
Pour qui cherche un sac à main de marque de luxe fabriqué intégralement en France sans payer la prime de marque d’un grand groupe, De Grimm reste l’une des options les plus cohérentes du marché.
Commandes spéciales et personnalisation
C’est l’un des atouts majeurs de la maison, et probablement celui qui séduit le plus les clientes averties : la possibilité de commander un sac entièrement sur mesure. Le processus commence par un rendez-vous à l’atelier de Bordeaux (ou par échange de croquis pour les clientes éloignées) et se déroule en quatre temps :
- Définition du projet : choix du modèle de base, des dimensions, de la couleur et du cuir. De Grimm propose un nuancier de plus de 40 teintes en veau et une quinzaine en chèvre.
- Sélection de la quincaillerie : fermoir à tourniquet, fermoir magnétique ou fermoir à clé ; finition laiton poli, or jaune, or rose ou palladium.
- Marquage et initiales : hot stamping à la feuille d’or ou blind stamp (impression à sec) sur le rabat intérieur. Gratuit sur les commandes spéciales.
- Fabrication et livraison : comptez six à huit semaines entre la validation du projet et la réception du sac.
Le supplément pour une commande spéciale oscille entre 20 et 40 % par rapport au prix catalogue, selon la complexité. Une cliente qui souhaite un cabas en chèvre bicolore avec doublure en soie et monogramme dépensera environ 1 100 à 1 400 €, là où le même exercice chez Hermès (service Horseshoe) dépasse allègrement les 15 000 €, liste d’attente en sus.
Ce service de personnalisation rapproche De Grimm de l’univers de la haute maroquinerie, un segment que j’avais déjà évoqué dans mon premier guide sur la maison. Il fait aussi écho à la tradition des minaudières sur commande, où chaque pièce est unique par définition.
Revente et cote sur le marché de l’occasion

Le marché de la seconde main est devenu un indicateur fiable de la désirabilité d’une maison. J’ai passé au crible les plateformes Vestiaire Collective, Collector Square et Vinted pour évaluer la cote De Grimm.
Premier constat : les pièces sont rares. On trouve en moyenne une dizaine de références De Grimm sur Vestiaire Collective à un instant T, contre plusieurs centaines pour Hermès ou Chanel. Cette rareté s’explique par les faibles volumes de production et par le fait que les propriétaires gardent leurs sacs : un bon indicateur de satisfaction.
Deuxième constat : la décote est modérée. Un sac en veau acheté 900 € neuf se revend entre 540 et 680 € en très bon état, soit une décote de 25 à 40 %. C’est nettement mieux que la moyenne du marché français non griffé, où la décote atteint souvent 50 à 70 % dès la première année. Les pièces en exotique, encore plus rares, conservent environ 60 à 70 % de leur valeur.
Pour les amateurs de sacs de luxe sur Vinted, De Grimm peut constituer une trouvaille intéressante : les prix y sont souvent inférieurs de 10 à 15 % à ceux pratiqués sur Vestiaire Collective, mais il faut redoubler de vigilance sur l’authentification. Je recommande de demander systématiquement la facture d’achat et de vérifier le marquage intérieur (numéro de série gravé sous le rabat depuis 2012).
Selon les données compilées par le Comité Colbert, l’association qui fédère les maisons de luxe françaises, le segment de la maroquinerie artisanale française connaît une croissance annuelle de 6 à 8 % sur le marché de la revente depuis 2020, portée par l’intérêt grandissant pour les circuits courts et la traçabilité.
Le verdict : à qui s’adresse De Grimm ?
Après dix ans passés à couvrir les accessoires de luxe, j’ai développé une grille de lecture assez simple : à qui cette maison rend-elle le meilleur service, et pour quel usage ? Voici mon analyse pour De Grimm :
Le profil idéal : une acheteuse (ou un acheteur, car la petite maroquinerie homme est tout aussi soignée) qui connaît suffisamment le luxe pour savoir ce qu’il paie habituellement en marque, et qui préfère investir dans la matière et le savoir-faire plutôt que dans le logo. Le client De Grimm type a souvent possédé un Hermès ou un Chanel, et cherche quelque chose de plus confidentiel, de plus personnel.
Les points forts :
- Rapport qualité-prix parmi les meilleurs du marché français, avec un différentiel de 1 à 5 par rapport aux grandes maisons sur des cuirs équivalents
- Fabrication 100 % bordelaise, traçable et visitable
- Service de commande spéciale accessible (à partir de 800 €) et sans liste d’attente de plusieurs années
- Cuirs exotiques disponibles à des tarifs qui restent dans le domaine du raisonnable
Les limites :
- Pas de réseau de boutiques : il faut se rendre à Bordeaux ou commander en ligne
- La notoriété reste confidentielle ; celles et ceux qui recherchent la reconnaissance immédiate d’un monogramme ne trouveront pas leur compte
- Le design reste classique, voire intemporel ; les amateurs de pièces très créatives ou avant-gardistes iront plutôt vers Olympia Le-Tan ou Roger Vivier
Pour celles qui s’intéressent à l’univers plus large des accessoires de luxe femme, De Grimm mérite une place dans toute sélection sérieuse de maroquinerie française. Et pour celles qui cherchent un cadeau avec une histoire, un sac monogrammé fabriqué à la main dans l’un des derniers ateliers indépendants de France a infiniment plus de caractère qu’un énième sac de marque sorti d’usine.
À retenir
- Le ticket d’entrée chez De Grimm est de 290 € pour un portefeuille en veau et de 690 € pour un premier sac
- La fabrication intégrale à Bordeaux, sans sous-traitance, se vérifie lors des visites d’atelier sur rendez-vous
- Les commandes spéciales démarrent à 800 € avec un délai de six à huit semaines, sans supplément pour le monogramme
- Sur le marché de l’occasion, les sacs De Grimm affichent une décote de 25 à 40 % seulement, signe d’une bonne tenue de valeur
- Privilégiez la chèvre Mysore si vous cherchez un cuir résistant aux rayures du quotidien, le veau lisse pour une patine qui se bonifie
Questions fréquentes
Qui est le fabricant de sacs à Bordeaux ?
De Grimm est le dernier fabricant de sacs de luxe encore en activité à Bordeaux. Fondée en 1945, la maison familiale produit entre 800 et 1 200 pièces par an dans son atelier du centre-ville, sans aucune sous-traitance. Chaque sac passe par douze étapes de fabrication, de la coupe du cuir au contrôle final.
Plusieurs maisons fabriquent intégralement en France : Hermès (multi-sites), Moynat (Essonne, groupe LVMH), Maison Marrain (Lyon) et De Grimm (Bordeaux). Parmi elles, De Grimm se distingue par son indépendance capitalistique et ses prix d’entrée à partir de 690 € pour un sac en veau, soit cinq à dix fois moins qu’un Hermès ou un Chanel.Quelle est la marque française de sacs de luxe fabriqués en France ?
Le classement dépend du critère retenu. En notoriété : le Birkin et le Kelly d’Hermès, le Timeless de Chanel, le Lady Dior, le Speedy de Louis Vuitton, le Peekaboo de Fendi, le Puzzle de Loewe, le Serpenti de Bulgari, le Jackie de Gucci et le Gabrielle de Chanel. En rapport qualité-prix sur le segment artisanal français, les sacs De Grimm en veau ou en chèvre figurent parmi les meilleurs investissements entre 700 et 1 500 €.Quels sont les 10 meilleurs sacs à main de luxe ?
Si la qualité se mesure à la matière première, au temps de fabrication et à la traçabilité, Hermès reste la référence absolue. Pour un budget plus accessible sans compromis sur le savoir-faire, De Grimm offre un positionnement rare : cuirs nobles (veau, chèvre, autruche, alligator), fabrication 100 % bordelaise et prix deux à dix fois inférieurs aux grandes maisons parisiennes.Quelle est la marque française de sacs à main de qualité ?
Oui, la maison propose des visites d’atelier sur rendez-vous, généralement le matin en semaine. C’est l’occasion de voir les artisans travailler le cuir, de comprendre les étapes de fabrication et de toucher les différentes matières. Il est recommandé de contacter la boutique au moins une semaine à l’avance. L’office de tourisme de Bordeaux référence également De Grimm dans ses parcours artisanat.Peut-on visiter l’atelier De Grimm à Bordeaux ?
Pour l’autruche et l’alligator, De Grimm recommande un stockage à l’abri de la lumière directe, dans le dust bag fourni, avec du papier de soie à l’intérieur pour maintenir la forme. Un baume nourrissant spécifique cuirs exotiques (type Saphir Reptile) peut être appliqué une à deux fois par an. Évitez tout contact avec l’eau, les parfums et les crèmes pour les mains. En cas de tache, faites appel au service après-vente de la maison plutôt que de tenter un nettoyage maison.Comment entretenir un sac De Grimm en cuir exotique ?
Clémentine Aubry
Clémentine Aubry est journaliste mode spécialisée dans les accessoires de soirée. Pendant dix ans, elle a couvert les collections de la Fashion Week parisienne pour Madame Figaro Accessoires, L'Officiel et Numéro, avec un goût particulier pour l'univers de la minaudière. Depuis son atelier parisien près de Saint-Germain-des-Prés, elle reçoit créateurs indépendants, maisons historiques et artisans brodeurs pour raconter ce que les étiquettes ne disent pas : la main, la matière, l'heure passée à sertir une pierre ou coudre une bordure.